présentation

Ma fic est UNE TWINCEST !!! donc de l'amour et du sexe entre Bill et TOM de TOkio Hotel !!!
Âme sensibles s'abstenir !!! et Jeune filles aussi ^^je voudrais pas vous traumatisez !


sinon bienvenu dans ma fanafic', elle n'ait pas faite pour vous plaire, mais si c'est le cas, c'est mieux ^^, les insultes ou les "NAN Biiiilll n'est pas GAY !!" ne sont pas la bienvenue ici...
tout com de ce genre sera supprimé...


Genre : Twincest/Drame
Personnage : Principalement TOm et Bill Kaulitz des Tokio hotel et de tant en temps, une aparitiond e Gustav et Georg (autres membre du groupe, pour celles qui penses que TH c'est Bill et Tom)

Le titre provisoire de ma fic : Comptine d'une vie, si simple et pourtant si compliqué.

Edit : pour ceux que ca intéresse, j'ai fait une espèce de bande/annonce résumé de ma fanafic' en vidéo... Mais si vous aller les voirs, vous aurez la fin ! si vous voulez garder la surprise n'y allez pas !

partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
présentation
# Posté le mercredi 30 mai 2007 12:37
Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:27

chapitre 1

chapitre 1
je rappel pour ceux qui n'ont pas lu le 1er article, que cette fic' est TWINCEST donc un mix entre INCESTE ET JUMEAUX, donc Y a du SEXE entre BILL et TOM ! je préviens au cas OU !
du sexe même assez voir trop détaillé !!!


Chapitre 1



Bill 2 janvier 07 : 14h57

J'ai la sensation que Tom me délaisse, qu'il se moque de moi, de ce que je ressens pour lui, que je n'ai plus aucune importance à ses yeux, pire, que NOUS ne faisons plus partie de ses priorités dans la vie. Alors que pour moi, il est au-dessus de tout, au-dessus du chant, au-dessus de la musique, au-dessus du groupe, au-dessus du succès, au-dessus des fans, au-dessus de l'argent, au-dessus des disques d'or, au-dessus de tout. Lui, nous, tout ça, est au-dessus de tout pour moi.

J'ai le cafard, je doute face à mon reflet dans la vitre, il faut que je voie Tom, il faut que je le prenne dans mes bras, que je le serre fort, que je sente qu'il est toujours là pour moi. Il faut que je l'appelle.

Je sors de ma poche arrière mon téléphone qui ne me quitte jamais, je compose machinalement son numéro, sans même avoir besoin de le chercher dans le répertoire. Il est gravé dans ma mémoire. Une sonnerie.... Deux sonneries.... Trois sonneries....
Tom décroche !!!

« Ouep ici Tom ». Enfin il décroche !

« Salut Tom, c'est Bill, j'ai besoin de toi, tu peux monter s'il te plait, c'est important !? Tu peux venir tout de suite ? C'est urgent, j'ai vraiment besoin de toi ».

« Si tu as tellement besoin de moi, pourquoi tu ne peux pas descendre d'un étage ? Là, je suis vraiment occupé merde ! Je suis en train de composer une musique, j'ai une inspiration énorme et je veux pas la lâcher, je sens que je tiens un truc, je suis désolé, mais il faut que tu attendes, au moins deux heures, si tu veux que je monte. Ca fait plusieurs jours que cette musique me trotte dans la tête et je me suis enfin décidé à en faire quelque chose, ne me bousille pas ma motivation s'il te plait ».

« Mais Tom.... c'est .... ».


Tom 2 janvier 07 : 15h01

Tsss saloperie de téléphone de merde... j'aurais dû le couper. Comment je peux composer dans ses conditions moi ? il me faut du calme et de la concentration. Je contemple l'écran de mon téléphone l'air rêveur, et réalise soudain que je n'ai toujours pas décroché. C'est mon frère. Il a une voix différente, tremblante et suppliante on dirait qu'il va pas bien. Mais qu'importe moi je bosse et lui à des légers coups de blues de plus en plus fréquent, ça doit pas être grave.
Mais devant son insistance de cède... encore une fois, en lui précisant bien que ça à intérêt à être important, sinon je crois que je vais péter un plomb.

J'arrive enfin, dans la salle où Bill enregistre ses chansons, essoufflé d'avoir couru dans les escaliers.
Alors, qu?est-ce qu'il y avait de si urgent ? Et qui ne pouvait pas attendre ? Ni être dit au téléphone ?

A ma plus grande surprise, je vis Bill, les yeux embués, me sourire avant de se jeter sur moi pour m'étreindre. Presque jusqu'à m'étouffer. Je le repousse doucement, et lui demande, le regard plein d'incompréhension, ce qu'il se passe. Qu'est-ce qu'il y avait de si important ?.

Il me répond le plus normalement du monde qu'il avait juste envie de me voir, qu'il avait eu un coup de cafard et qu'il avait besoin de sentir son grand frère près de lui.

C'en était trop. Non seulement il m'avait interrompu alors que je lui avais clairement dit que j'étais occupé, et que ça avait intérêt à être vraiment urgent et il m'a du coup coupé dans mon élan, mais EN PLUS il n'avait rien à me dire !
C'est à ce moment-là, que j'ai dérapé ....
Que j'ai dit des choses, que je n'aurais jamais, au grand jamais du dire... Mais que sur le coup, j'avais envie de dire. J'ai hurlé de rage qu'il y en avait marre qu'il soit toujours sur moi, qu'il n'était pas la seule personne importante pour moi, et que je me sentais étouffé par toutes ses marques d'affection. Je lui ai aussi dit que je n'étais pas son chien qu'on siffle quand on a besoin d'un câlin, que moi j'avais d'autres choses à faire de mes journées.

Là, j'ai vu Bill s'effondrer sur le sol, murmurer que j'étais tout pour lui, que j'étais au dessus de tout, et que rien ne comptait plus pour lui que moi, que nous. Et là, j'ai compris ce que je regrettais déjà, jamais je n'aurais du dire ça. Je m'agenouillais devant lui, essayant de lui faire comprendre, que je l'aimais, sans avoir à le lui dire, sans avoir à le lui prouver toutes les deux minutes. Et que lui non plus n'avait pas besoin de me le prouver sans cesse. Mais le mal était fait. Je décidais donc de poser un baiser sur son front et de retourner à mon morceau.


22h09

Une dispute... Comme il en éclate tant entre nous. Mais celle-ci est différente des autres. Elle soulève un problème plus profond, elle m'a fait dire des choses, qui je le sais, ont blessé Bill au plus profond de son être. Des choses qu'en plus, je ne pense pas totalement. Et j'ai peur qu'elle nous détruise. Mais notre relation ne peut quand même pas se finir sur une dispute, on s'aime trop pour ça... Enfin je crois. Pourtant je n'ai jamais voulu ça... Même si je trouve qu'il est effectivement souvent trop envahissant, j'aime qu'il soit près de moi, qu'il prenne soin de moi. J'ai besoin de sa présence. Quand il n'est pas là, il me manque. Même si je peste quand il m'appelle trois fois par heure où l'on est séparés, j'attends quand mêmes ses coups de fils avec impatience. Ils m'attendrissent, me donnent de l'amour, ils sont vitaux, tant pour lui que pour moi. Et dire que j'ai peut-être tout gâché. Il ne m'a toujours pas ré-adresser la parole depuis ce matin.
Bill parle-moi... je t'en supplie...
# Posté le mercredi 30 mai 2007 12:39
Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:28

chapitre 2 (les premiers chapitres sont court, mais c'est pour vous mettres dans l'ambiance :p)

chapitre 2 (les premiers chapitres sont court, mais c'est pour vous mettres dans l'ambiance :p)
Chapitre 2


Bill 3 janvier 07 : 15H00

Je viens de me réveiller et j'ai une sensation étrange, et très agréable. Elle m'est familière, mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est. J'ai l'étrange sensation que ça a un rapport avec le rêve que je viens de faire, mais je n'arrive plus à m'en souvenir avec précision.

Je descends les escaliers du studio d'enregistrement où nous logeons tous les 4 depuis bientôt 1 mois évitant de justesse la boule disco. Mon état semi comateux, me conduit automatiquement à la cuisine, sur la table, de vieux restes de pizza froide de la veille, voire de l'avant veille. Ce sera mon petit déj'. Je m'installe en essayant de mettre des mots sur ce que je ressens depuis que je me suis réveillé. J'ai le ventre noué, mais pas comme quand on a peur, ou que l'on est stressé, une boule au ventre plaisante, qui me donne envie de sourire, d'être heureux, et qui me donne par instant des frissons de plaisir.

Après trois bouchées de pizza 3 fromages, mes sensations se dessinent de mieux en mieux, j'ai déjà ressenti ce plaisir continu et intense il y a maintenant 2ans, je suis amoureux et tout ceci a un rapport avec mon rêve. Celui-ci ne me revient que par bribes trop floues pour que je puisse distinguer l'objet de mes rêveries.

Tom 3 janvier 15h24

J'arrive devant la cuisine et j'aperçois Bill qui mange son bout de pizza froide. J'ai déjà vu cette scène des centaines de fois, mais aujourd'hui pour une raison que je ne m'explique pas, il a l'air plus fragile, plus triste et surtout plus beau que d'habitude. Peut-être es-ce à cause de la dispute de hier, peut-être que je ne m'en suis pas encore remis, peut-être qu'il avait raison, peut-être que je délaisse, peut-être que je vais le perdre, peut-être qu'il compte plus pour moi que je ne veux bien l'admettre. Ou c'est peut-être parce qu'il n'a pas encore eu le temps de se maquiller et de se coiffer. Quelle qu'en soit la raison, cela me surprend de penser ça de mon petit frère. Je reste là, sans bouger, en attendant qu'il sorte de sa rêverie et me regarde.

Bill 3 janvier 07 : 15h24

Un bruit de pas rompt le silence qui m'entoure. Je reconnaîtrais, entre mille, ses pas lourds et en même temps décidés, traînant sur le sol. Ce sont ceux de mon grand frère. Il arrive les cheveux en bataille, sans son éternelle casquette. Qu'est-ce qu'il est beau comme ça. Il s'arrête dans l'encadrement de la porte et me regarde les yeux remplis de joie. J'ai l'impression qu'il y a quelque chose de plus dans son regard, quelque chose de plus intense, de plus profond que d'habitude.

« Salut Macki » me dit-il.

En l'entendant m'appeler comme ça, mon c½ur ne fait qu'un bond avant de s'emballer pour de bon. Lui qui ne m'appelle presque plus comme ça. J'essaye de me souvenir de la dernière fois, où il a utilisé ce surnom débile que j'affectionne tellement. A y réfléchir cela devait être le jour de nos 17ans sur l'espèce de bateau maison, lors d'une des ses manifestations très rares de tendresse intense à mon égard. Car Tom n'est vraiment pas le genre à faire des démonstrations d'amour en public, surtout par rapport à moi, et encore moins devant les médias. Il préfère en faire aux filles avec lesquelles il passe la nuit, même si dans ces cas là, ce n'est pas de l'amour, mais du désir, qu'il expose en public.

Je n'ai plus qu'une envie, laisser tomber ma tranche de pizza pour aller me blottir dans ses bras et ne plus jamais m'en détacher. Mais je ne peux pas... Je ne dois pas...

Je sais que Tom vient de comprendre ce que je ressentais car comme toujours, je ne peux rien lui cacher. En un regard, il sonde mon âme et trouve ce à quoi je suis en train de penser. Il me regarde avec des grands yeux bruns et me dit en rigolant :

« Moi aussi je t'aime petit frère ».

Nos regards ne font plus qu'un, le temps semble s'être arrêté, pour nous laisser nous contempler, cette scène aurait peut-être pu durer des heures, mais Georg arrive dans la cuisine. Aucun de nous n'avait entendu son pas lourd sur le parquet du couloir. J'ai instinctivement un geste de recul, comme si j'étais en train de faire quelque chose d'interdit et que l'on me surprenait en flagrant délit, et je manque de tomber de ma chaise, je ne m'attendais pas à le voir débarquer !

Remarquant le silence de la pièce et ma surprise, il nous demande tout en poussant Tom de l'embrassure de la porte s'il interrompt quelque chose. Nous lui répondons en ch½ur et tout sourire que non, non tout va bien. Georg demande à Tom ce qu'il fait dans l'encadrement de la porte alors que d'ordinaire c'est le premier à se jeter sur la pizza. Tom lui rétorque qu'il est arrivé il y a moins d'une minute, Georg n'est pas dupe, il a vu sa silhouette depuis le bout du couloir, il ne fait néanmoins aucun commentaire.


Bill 3 janvier 07 : 17h00

Ça y est, nous sommes enfin tous prêts et nous passons le reste de cette journée déjà bien entamée à enregistrer notre nouvel album Zimmer 483. Il règne une super ambiance entre nous, comme toujours et plus personne ne reparle de la scène de ce matin. Peut-être l'ont-ils déjà tous oubliée, mais moi elle m'obsède.

Tom 3 janvier 07 : 18h

Je n'en laisse rien paraître, hormis peut être un manque flagrant de concentration, mais je n'arrive pas à détacher mes pensées de Bill. Je le revois si beau et fragile ce matin, et son regard plein de tendresse et presque de désir, me donne des frissons, que je crois de plaisir, voire d'envie. Le fait d'avoir lu tant de choses dans le regard de Bill me perturbe vraiment, je n'arrive pas à savoir ce que je dois en penser. D'ailleurs, Georg se moque de moi, parce qu'aujourd'hui je suis vraiment trop nul, et il a raison. Moi qui suis toujours le premier à dire que tout est trop simple et que j'arrive à maîtriser n'importe quel accord plus vite que les autres, aujourd'hui je ne dis plus rien et ne réussis pas, et Georg s'en rend compte mais ne dit rien. Tout ce cirque ne me ressemble pas. Mais comme Bill n'en reparle pas, je ne dis rien non plus, après tout, peut-être que tout cela n'est que le fruit de mon imagination débordante.
# Posté le mercredi 30 mai 2007 12:41
Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:29

chapitre 3 : enfin un chapitre long... le début de la fin...

chapitre 3 : enfin un chapitre long... le début de la fin...
Chanson : In die Nacht - Tokio Hotel

Chapitre 3


Bill 4 janvier 07 : 01h00 AM.

Il fait nuit, mais je n'arrive pas à fermer l'½il, je n'arrête pas de penser à ce matin, à lui et moi seuls dans la cuisine.

Mal à l'aise par ce que je ressens à cette seconde, je me lève doucement de mon lit en essayant de faire le moins de bruit possible, pour ne pas réveiller les autres, et je pars m'isoler dans ma salle d'enregistrement, attrapant au passage un bloc note et un crayon. Je sens que j'ai besoin d'écrire ce que je ressens sur papier. Je m'assois dans un des coins de la pièce, les genoux repliés sur la poitrine pour soutenir le bloc note. Je me sens à l'aise dans cette toute petite pièce, peut-être parce que j'y ai passé des heures et des heures, et que j'ai l'impression qu'elle fait partie de moi, que c'est ma maison, mon repère secret. Une telle sensation de sécurité me ravie dans ce moment de doute intense.

Ça fait maintenant près de 20 minutes que je tente sans succès de mettre des mots sur mes sentiments, mais rien n'y fait. La seule solution, c'est de faire, ce que je dois faire, depuis environs 2mois, c'est une chose qui me répugne, parce que je sais, où ça va me mener, et je refuse cette conclusion, c'est pour ça, que je refoule cette idée depuis tout ce temps, quand on veux vraiment savoir ce que l'on penses au font de nous même, il faut sonder son âme .. là où ça fait mal ... Mon esprit reste focalisé sur Tom, je commence tout doucement à m'avouer ce qui me répugne, j'aime Tom, mais pas comme on aime un frère, ni comme on aime son double, ni comme on s'aime soi-même, mais comme on aime quelqu'un qu'on aime d'amour, quelqu'un que l'on désire, quelqu'un avec qui on a envie de passer le reste de sa vie, une âme s½ur. Tom est mon âme s½ur, car jamais, je ne pourrais aimer quelqu'un plus que lui. A cette seule pensée mon c½ur s'accélère, mon ventre me picote, c'est agréable et dégoûtant à la fois. Sans en avoir vraiment conscience, je commence à écrire, j'écris ce que je ressens pour lui :
« Du bist Alles, was ich bin Und Alles, was durch meine Adern fließt».
«Ich höre, wenn du leise schreist, Lass uns gemeinsam in die nacht ».*

Voilà ce que je ressens pour Tom ...

Ici il n'y a pas de fenêtre, mais je sais que dehors il fait froid et nuit noire. C'est le milieu de la nuit, et des larmes chaudes coulent le long de mes joues pour venir mourir sur mes lèvres ... Chaque larme est plus douloureuse que la précédente. Mon frère ... j'aime mon propre frère ... alors que non seulement c'est interdit mais qu'en plus je n'ai aucune chance avec lui. Car lui ne m'aime pas comme je l'aime.


Tom 4 janvier 07 : 01h20 AM

Je pensais être endormi, mais mon c½ur vient de ressentir une douleur immense, je ne sais pas ce qu'il m'arrive, mais je me réveille en sursaut. Je regarde autour de moi, j'ai les mains moites, je transpire, comme si je venais de faire un cauchemar. Mes yeux s'adaptent peu à peu à la pénombre de la pièce. J'entends la respiration lente et difficile de Gustav et aperçois la large silhouette de Georg qui monte et qui descend au rythme de son souffle régulier. C'est bon, cela ne devait être qu'un mauvais rêve, pourtant cette douleur persiste dans mon c½ur. Mon regard fait le tour de la pièce, et ne distingue pas la silhouette de Bill. Il doit lui être arrivé quelque chose, j'ai la sensation persistante que ça doit être lui qui va mal, il faut que j'aille voir ce qu'il se passe. Des fois être jumeaux c'est dur, comme maintenant où je me réveille au milieu de la nuit, parce que je sens que l'autre souffre et qu'il a besoin de moi.

Je ne prends pas la peine de m'habiller et sors de la chambre en boxer.

Je descends les quelques marches et je me dirige à tâtons vers la toute petite source de lumière qui dépasse de la salle d'enregistrement de Bill. Je pousse doucement la porte, et j'aperçois dans cette lumière tamisée créée par les bougies que mon frère aime tant, il pleure en silence une feuille de papier posée à côté de lui, je m'assois à ses côtés, et prends la feuille qui semble être la cause de l'état lamentable dans lequel il se trouve au milieu de la nuit.

Bill 4 janvier 07 : 01h25 AM

Le débit de mes larmes s'accélère quand j'entends Tom entrer dans la pièce. C'est dingue, quand je suis parti, je suis sûr qu'il dormait, et pourtant il m'a entendu pleurer en silence dans la nuit. Je sens son regard sur moi, mais je ne lève pas la tête, car j'ai peur de ce qu'il pourrait lire dans mes yeux. Je l'entends avancer vers moi, et chacun de ses pas, le rapproche de moi, me rapproche d'un contact avec lui. Il s'assoit contre moi, je sens sa peau nue contre la mienne, comme une douce caresse. Un frisson intérieur me parcourt le corps. Je ne sais plus où j'en suis, mais je ne bouge toujours pas, j'attends qu'il fasse quelque chose, qu'il dise quelque chose.


Tom 4 janvier 07 : 01h25 AM

A mesure que je lis ce petit bout de papier, les larmes me montent aux yeux. C'est magnifique, merveilleux, tellement vrai, que je ne sais pas comment l'exprimer mais le plus étrange, c'est que je pense que ces paroles ont été écrites pour la musique que j'ai mise au propre avant hier. Bill vient d'écrire une chanson sur moi, sur nous. Une sorte de chanson d'amour. Que penser de tout ça, que penser de ses mots tellement profonds, tellement tendres, remplis d'amour surtout après tout ce que je lui avais reproché la veille.
« In die Nacht... Irgendwann... In die nacht... nur mit dir zusammen..., Halt mich, sonst treib ich alleine in die Nacht, Ich will da nicht allein sein, Und auch wenn das Schicksal uns zerreißt ,Lass uns gemeinsam, In die Nacht, Irgendwann wird es Zeit sein »*,
il a appelé cette chanson In die Nacht. J'ai l'impression que ses mots, décrivent ce qu'il se passe en ce moment, ce qu'il aimerait qu'il se passe entre nous. Je finis par faire part de cette observation à Bill qui n'a toujours pas bougé depuis que je suis arrivé.

Bill 4 janvier 07 : 1h28 AM

Ça y es le moment que je redoutais tant est arrivé ... Tom me parle, il a lu ma chanson, il a, je le crains, compris ce que je ressentais pour lui, ou en tout cas, il s'en doute. Mais il n'a pas dit, ce qu'il en pensait. Va t-il me haïr ? va t-il me renier ? ou y-a-t'il un infime espoir pour qu'il me dise qu'il ressent la même chose que moi ? Chaque seconde de silence est affreuse, je ne sais que faire, je ne peux rien dire, même si je le voulais, je ne pourrais pas. Mais là, je n'ai plus envie que d'une chose, que l'on reste là tous les deux, en boxer dans la salle d'enregistrement, nos deux corps nus l'un contre l'autre.

Je sens la main de Tom qui me caresse la nuque, je ne comprends pas ce qu'il fait,ni pourquoi il le fait mais j'adore cette sensation, j'adore le contact de sa main si douce, sur ma peau nue, j'en ai la chair de poule. Tom le remarque tout de suite, et passe son bras autour de mon cou, et m'attire vers son torse nu. Je suis en train de rêver, ce n'est pas possible, le bonheur est tel, ma tête blottie contre son torse... le paradis. J'entends le rythme régulier et lent de son c½ur, et le mien résonne de peur dans mes tempes, mais je finis par me détendre et me caler sur son rythme. Nos c½urs battent désormais à l'unisson.


Tom 4 janvier 07 : 1h30 AM

Je sens que mon frère ne va pas bien, je ne comprends pas pourquoi il ne répond pas à ma question, alors je décide de le consoler, comme je l'ai toujours fait. Je passe ma main derrière lui, et je caresse son dos, pour le soulager de sa peine. Il a soudain la chair de poule, il faut dire, qu'il ne fait pas très chaud, et que l'on est pas vraiment habillés, je décide alors de le prendre dans mes bras, pour le réchauffer, même si on est toujours assis le dos au mur. Il ne parle toujours pas alors je décide de parler moi.

Je lui demande pourquoi il ne répond pas, s'il a honte, je lui dis que je l'aimerai toujours quoi qu'il puisse arriver, je lui dis, que je comprends ce qu'il ressent, et que malgré le fait que j'aime les filles et que je ne m'en cache pas, il est vrai que je ressens pour lui, quelque chose de tout a fait nouveau, de plus fort, que tout ce que j'ai déjà pu ressentir.

Bill 4 janvier 07 : 1h33 AM

Ça y est ... il l'a dit. Il a dit qu'il ressentait la même chose que moi, qu'il m'aimait de la même façon dont je l'aime. Sans que je n'ai pu m'en rendre compte, et avec cette sensation que tout se passe au ralenti comme dans un rêve, je me dégage la tête, et m'assois en face de Tom, je dois être tout rouge, car je sens mes joues et ma tête en ébullition. Je nous vois tous les deux à moitié nus, en pleine nuit, frigorifiés de froid, mais tellement heureux. Je m'approche doucement des lèvres de Tom, elles sont si belles, ont l'air si douces, et son piercing à la lèvre me donne encore plus envie de l'embrasser, plus que jamais. Comme si c'était la première fois de ma vie, tout tremblant, tout timide, je saisis doucement sa lèvre inférieure avec les miennes, avec ma langue je les sépare doucement de façon à les entrouvrir. Et je pose mes lèvres sur les siennes, j'embrasse ses lèvres, la sensation est très plaisante, très étrange et son anneau de métal rend la chose encore plus sensuelle. Il me rend alors ce premier baiser. Je me recule pour le regarder, pour bien voir son tendre visage, et pour voir ce qu'il pense de la tournure que prennent les choses, et à mon grand soulagement, je le vois qui me sourit et ses yeux qui me disent : « encore, encore » pas l'once d'un quelconque dégoût, ni d'une quelconque peur. Je suis aux anges, et je lui donne ce qu'il me demande, nos doigts se joignent, et nos mains se guident le long de nos corps identiques. Nous savons exactement ce que nous voulons, quand nous le voulons. Nous passons ainsi la nuit ensemble, à la lumière des flammes des quelques bougies qui vacillent au rythme de nos caresses. La nuit est magique, et je lis dans les yeux de mon double que lui aussi est heureux, qu'il a enfin trouvé ce qui lui manquait dans une relation et jamais il n'aurait voulu qu'elle s'arrête. Nous nous endormons finalement à même le sol blottis l'un contre l'autre, heureux, apaisés, et le sourire aux lèvres.


Bill et Tom 4 janvier 07 : 14h 36

Je sens une chaleur qui n'est pas celle de mon frère mais plutôt celle familière de ma couette, je refuse d'ouvrir les yeux, parce que je sais où je vais me réveiller et je n'en ai aucune envie, d'ailleurs je ne comprends pas comment c'est possible, puisque nous nous sommes endormis dans la salle d'enregistrement et pas du tout dans la chambre. Je commence à me dire, que j'ai rêvé, mais tout ceci avait l'air si réel, que je ne comprends pas. Mon corps se souvient de ses mains me caressant, du plaisir que j'ai eu, c'est impossible, un rêve ne peut pas être si réel.

Je finis par m'asseoir sur mon lit et à regarder dans la direction de mon double qui fait la même chose que moi. En un regard, sans un mot et avec un sourire qui ne ment pas, on comprend qu'on pense à la même chose, avons-nous fait le même rêve ?

Nous nous dirigeons toujours sans un mot, vers la petite pièce où nous pensons avoir passé la nuit, et nous voyons par terre, une feuille noircie, un crayon et un bloc note. Nous comprenons alors que tout ceci ne peut pas être qu'un rêve.


Bill 4 janvier 07 : 14h40

Les bougies que j'avais posées là la veille, se sont consumées sur la moquette. Ni Tom, ni moi, ne comprenons comment nous nous sommes retrouvés dans notre lit respectif. Quelqu'un doit savoir ce qu'il s'est passé et ce quelqu'un à dû nous porter dans notre lit. Mais qui ? Et surtout comment ? Y avait-il quelqu'un derrière la vitre ? y avait-il quelqu'un dans la salle des instruments ? Je n'ai pourtant remarqué personne, ni senti une quelconque présence, alors que j'ai une légère tendance à la paranoïa, étant donné, le nombre de paparazzi qui me poursuivent dans les moindres gestes. Alors si personne n'était là, quelqu'un a du nous voir dormir à même le sol, lovés dans les bras l'un dans l'autre et s'est demandé ce que nous pouvions faire en sous-vêtements ailleurs que dans notre lit. Même si je suis inquiet, je ne peux oublier la nuit que je viens de passer. Je n'ai certes pas fait l'amour avec mon frère, même si je ne sais pas à quel moment on peut dire que deux hommes font l'amour. Cette nuit était pleine de tendresse, d'amour et de désir. Mais pas le désir de posséder l'autre, juste le désir de ne faire qu'un avec l'autre. Une quelconque « pénétration » nous aurait à ce moment là frustrés et aurait été mal vu, car cela ne permet pas ne faire vraiment qu'un. J'avais un peu le genre de sensation que l'on a quand on fait l'amour toute la nuit avec la personne que l'on aime plus que tout au monde, et que même au bout du rouleau, l'aube venue, on se rend compte que l'on n'est pas encore rassasié de l'autre qu'on en veut encore, qu'on LE veut encore, comme un besoin vital, comme une envie irrépressible de fusionner avec l'autre. Voilà la nuit magique que j'ai passée avec Tom. Je ne sais pas encore où tout cela va nous mener. Je ne sais pas si cette relation que je désire tant à un quelconque avenir. Même si pour la première fois de ma vie, j'avais l'impression d'être enfin complet, entier.
On était enfin redevenu tout l'un pour l'autre.


Tom 4 janvier 07 : 14h42

J'ai connu un nombre de filles vraiment important, que j'ai toujours choisies belles, bien habillées (si possible le plus court possible), avec de belles fesses fermes et rondes et une poitrine généralement parfaite. Après tout avec le choix que j'aie, pourquoi me priver ? puisque ce n'est que pour une nuit de toutes façons et que ce n'est que purement sexuel. Certaines de ces filles ont été merveilleuses, acceptant sans rechigner mes moindres fantasmes, mes moindres violences, mes moindres caresses, répondant à mes moindres désirs. Et pourtant même si après l'acte, je me sentais généralement bien, vidé (et oui quand on est aussi doué que moi, il faut pouvoir me suivre) et satisfait. Je me rends compte aujourd'hui que je n'étais pas totalement satisfait, contrairement à ce que je pensais. Cette nuit de préliminaire avec Bill, me fait perdre tous mes repères, je n'arrive pas à savoir où j'en suis. J'essaye d'être dégoûté par ce que je viens de faire, parce que ça DOIT être écoeurant ... c'est mon FRERE merde ! j'ai embrassé mon FRERE ! Mon JUMEAU ! Je me suis embrassé moi-même en quelque sorte... Cette pensée m'horripile. Et pourtant je n'arrive pas à m'y résoudre. Je suis pris entre deux feux, ce que je ressens et vécu avec Bill et mon désir pour les femmes, la réputation que j'ai à tenir. Perdu dans mes pensées, toujours le regard perdu sur cette petite pièce qui a changé ma vie, je sens sa main se glisser dans la mienne, et bien que perdu dans les dédales de mon esprit, je l'entends me dire qu'on devrait, peut-être retournés dans notre chambre histoire de s'habiller, avant que quelqu'un ne débarque dans le couloir, qui est le seul point d'accès à la cuisine. Or il y a toujours quelqu'un qui est pris d'une petite faim, va chercher un truc à manger dans la cuisine. Il a raison, il ne faut pas qu'on nous voient.
Je me laisse donc tirer vers la chambre.

* traduction des paroles d'in die nacht mise plus haut:
Du bist Alles, was ich bin Und Alles, was durch meine Adern fließt : Tu es tout ce que je suis, et tout ce qui coule dans mes veines
«Ich höre, wenn du leise schreist, Lass uns gemeinsam in die nacht : j'entend, lorsque tu cris en silence, soyons ensemble dans le nuit
In die Nacht... Irgendwann... In die nacht... nur mit dir zusammen..., Halt mich, sonst treib ich alleine in die Nacht, Ich will da nicht allein sein, Und auch wenn das Schicksal uns zerreißt ,Lass uns gemeinsam, In die Nacht, Irgendwann wird es Zeit sein : Dans la nuit...un jour... Dans la nuit... juste avec toi, tiens-moi, sinon j'erre seul dans la nuit, je ne veux pas être seul ici, Et même lorsque le destin nous déchire ,soyons ensemble, dans la nuit, un jour ça sera le moment
# Posté le mercredi 30 mai 2007 12:43
Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:29

chapitre 4

chapitre 4
Chapitre 4


Bill 4 janvier 07 : 15h01

Je ne sais pas ce que va devenir mon histoire avec Tom, il est évident que ce que l'on a fait ce matin est plus qu'un câlin fraternel, oui, bien plus. Etait-ce un moyen de se réconcilier ? Pour moi, je pense que c'était bien plus que ça. Mais, même si moi, je pense être bi, Tom, lui n'est pas gay, au contraire, il ne perd pas une occasion de se trouver une fille pour la nuit. Ce qui a d'ailleurs le don de me mettre hors de moi depuis toujours. Je prends ma douche, m'habille, me coiffe, me maquille de façon totalement automatique, comme pour me dire que rien n'a changé, que je suis toujours le même. Mais je ne suis pas vraiment dans mon assiette aujourd'hui, alors pour me donner du courage, je me répète mentalement le programme de la journée, qui pour une fois n'est pas trop chargée : Enregistrement des choeurs de « wo sind eure Hände » et ce soir on est invité sur un plateau télé. C'est une interview pour VIVA, qui va principalement porter sur les rumeurs qui circulent entre les fans au sujet de notre nouvel album, son titre, les thèmes abordés et tout ce qui va avec. Encore une de ces interviews qui ne dure que 15minutes à l'écran mais qui en temps réel dure plus d'une heure. Je prie pour que d'ici ce soir, je trouve des choses à dire aux journalistes, puisque comme le dit si bien Gustav :

« Bill, tu es le leader du groupe, c'est à toi de répondre aux questions et de faire de grands discours ».

Cette phrase m'énerve à chaque fois, même si je l'accepte, puisque après tout, j'aime parler et j'ai l'habitude de le faire.

Allez Bill motive-toi ! En plus aujourd'hui ce sont les autres qui chantent, tu vas pouvoir les taquiner sur leur niveau de chant.
Cette pensée me redonna le sourire.


Tom 4 janvier 07 : 16h33

Je n'ai pas encore eu le temps, ni le courage de parler à Bill, de ce qui s'est passé, de plus on ne veut pas trop ébruiter la chose, et on essaye de rester discret. Les autres n'ont pas besoin de savoir, c'est pourquoi j'évite de me retrouver seul dans la même pièce que lui, depuis ce matin. Mais bon, là il est l'heure que j'y aille, c'est à moi d'enregistrer les ch½urs du refrain de « wo sind eure Hände ». Manque de chance pour moi, les ch½urs s'enregistrent dans la salle où Bill enregistre ses parties, autrement dit dans la salle de cette nuit. Mon c½ur bat à 100 à l'heure, les souvenirs, les sensations, les odeurs, les bougies, les caresses, les baisers... Tout me saute à la gorge, mais je ne dois rien laisser paraître, car les autres me regardent et m'entendent derrière la vitre. J'entends la musique qui démarre, les paroles sont posées sur le pupitre. On a que 3 phrases à chanter dans le refrain, mais c'est déjà trop. Je ne sais pas chanter. Contrairement à mon frère, je n'arrive pas à me lâcher quand je chante, je suis toujours crispé et cela s'entend dans ma voix. Les notes résonnent dans ma tête, et soudain j'ai le déclic, une force me pousse à me lâcher, et à chanter tout le refrain, je n'arrive pas à me l'expliquer, peut-être est-ce l'aura de cette pièce, je ne sais pas. Les autres derrière la vitre me regardent avec des yeux ébahis, je chante aussi bien que Bill, me disent-ils. Moi, je chante en le fixant, peut-être est-ce lui qui me transmet quelque chose, je sens dans son regard qu'il se passe quelque chose, il y a une connexion entre nous, plus forte qu'avant, une sorte de complicité implicite. J'ai envie de lui plaire, qu'il soit fier de moi, et je crois que ça marche. Et j'en suis ravi.

Bill 4 janvier 07 : 16h47

Je n'en reviens pas ! Je n'arrive pas à détacher mes yeux de lui, je suis hypnotisé, fasciné. Depuis le temps, que je demande à Tom de se lâcher quand il chante et que je lui dis qu'il pourrait être un super chanteur s'il faisait un petit effort. Je suis fier de lui, nos regards se mélangent, et je sens qu'une complicité nouvelle est née entre nous, notre relation déjà fusionnelle à la base s'enrichit d'une envie de jouer avec l'autre, avec son regard, une sorte de jeu du chat et de la souris, j'aime ça. Mes yeux s'embrument de larmes que je ne peux contenir. C'est beau, tellement beau, j'en ai des frissons dans tout le corps. David et les autres ont l'air tout aussi ravis et surpris que moi, en une prise tout est bon. Et dire que moi, il m'a fallu 3jours pour la maîtriser à la perfection, et que lui en une prise il a été meilleur que moi.

Ce jour là, fut le point de départ de la complicité que j'ai sur scène avec Tom, dans schrei live, cette dimension était totalement absente, c'est là que j'ai décidé de « jouer » sur scène avec Tom, et par défaut avec Gus et Georg, histoire de ne pas éveiller les soupçons.

22h00, Studio Viva

J'en ai marre, deux heures de retard sur l'horaire prévu pour l'enregistrement. Je suis crevé et surtout énervé de perdre mon temps comme ça. Les autres aussi sont sur les nerfs, et n'arrêtent pas de se plaindre qu'ils veulent partir sans faire l'interview, puisque de toutes façons ils n'ont rien à dire. Heureusement David est là et leur explique pour la 1000 fois, que l'on est un groupe et que ça ne marche pas comme ça, qu'on doit être là tous les 4, sinon demain, on fera la une de Bravo, qui se demandera où ils ont disparu.

Enfin ... on nous appelle pour aller sur le plateau, je tremble de tous mes membres, mais je ne dois rien laisser paraître pour l'image du groupe.

Le journaliste : « Bill dis-nous, tout le monde sait maintenant que dans Tokio Hotel il y a deux frères et que c'est toi et Tom, et que vous êtres jumeaux... »

Bill : Tsss il est con ou quoi ? on est connus depuis plus d'un an, tout le monde sait que j'ai un jumeau ! et puis ça se voit quand même merde ! je n'ai qu'une envie lui répondre avec un sourire hypocrite : oui c'est exact, je vois que vous êtes bien renseigné. Mais je m'abstiens pour l'image du groupe et la mienne, je fais donc un grand sourire dont j'ai le secret et réponds : « Oui, c'est exact ».

Le journaliste : « Et la relation que vous avez avec lui, doit être particulière, forte... »

Bill : Merde ... il ne faut surtout pas que je laisse paraître quoi que ce soit qui laisse deviner, ce qui a pu se passer hier. La presse est-elle déjà au courant ? Je regarde Tom inquiet, mais lui n'a pas l'air de réagir, ou d'avoir un esprit aussi tordu que le mien pour avoir vu dans cette phrase une quelconque allusion à ce qui a pu se passer entre nous. Il fait son « rigolo de service » en plaisantant discrètement avec Gus.

Le journaliste : « Et est-ce que cette relation ne vous met pas à part dans le groupe ? je veux dire quand vous êtes ensemble tous les quatre, tu es peut-être plus proche avec Tom, dans votre monde en quelque sorte, et si c'est le cas, les deux autres, doivent mal vivre le fait d'être exclus, n'est-ce pas ? ».

Bill : OUF, il n'a rien vu de mon malaise. Je suis sauvé pour cette fois, mais il faut absolument que je fasse quelque chose, je ne peux pas continuer à flipper comme ça et à délirer tout seul, en voyant des sous-entendus partout. Vite Bill reprends tes esprits et réponds. « Non, il est exact que Tom et moi, on se comprend sans se parler et que l'on est très proche, mais de là à dire que l'on délaisse Gustav et Georg, je ne pense pas. Vous savez, on est tout le temps ensemble depuis 7ans, on a eu le temps de se connaître et de devenir tous complices. Mais je pense qu'il faudrait que vous posiez la question aux principaux intéressés si vous voulez une vraie réponse ».

Tom 4 janvier 07 : 00h23

La journée est enfin finie, je pense que c'était une des plus longues de ma vie. Je n'ai plus qu'une seule hâte, aller dormir. Cette interview m'a vraiment achevé. Les questions étaient plus connes les unes que les autres, si bien, que je n'ai écouté tout ça que d'une oreille très discrète, j'étais trop occupé à me marrer avec Gustav et Georg. Je ne pense plus à Bill et moi, après tout, ce n'était peut-être qu'un accident, une coïncidence... et puis de toutes façon on a rien fait. Dormir pour oublier... oui, voilà la solution.
Plus on tente de nier l'évidence, plus elle se fait flagrante...

* Pour ceux qui comprennent pas l'anglais, et qui se demande, ce que veux dire le texte de l'image je vous met la traduc' :
je ne sais pas par où commencer
ou comment commencer
mais je sais que je t'aime
si tu veux faire demi-tour
si jamais tu change d'avis
si le chemin est trop difficile à parcourir
si quelques chose dans ton coeur te dit d'arrêter
pour te tenir contre moi ce soir
je pourrais attendre la vie entière *
# Posté le dimanche 03 juin 2007 12:04
Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:30